La Basse Boutonne

Ce dimanche a commencé par la sonnerie du téléphone à 8h15 pour prévenir du désistement d’un kayakiste. La sonnerie a réveillé toute la maisonnée sauf votre rédacteur. La raison de ce coup de fil?
Le mauvais temps.
Effectivement à mon réveil, quelle ne fut ma surprise de voir des cordes tomber par la fenêtre… Le deuxième message, plus discret celui-la, émanait de Cécile, clouée au lit avec de la fièvre et un mal de gorge.

C’est à 10h00 que j’arrive au club. Juste après la pluie.

Nous chargeons le matériel et les kayaks, ne manque plus que le petit nouveau qui ne connaissait pas le code du club pour partir vers TORXÉ . À droite, à gauche, non pas là… Heureusement que Jean est venu en éclaireur la veille! Et enfin les kayaks sont dans la boue pour partir. Je repars direction Tonnay-Boutonne payer le café à Ali. (ndlr: Patrick, souffrant-souffreteux était interdit de kayak… Mais nous a vaillamment accompagné!)

A midi me revoilà au bord de la Boutonne, préparer le feu et dresser la table, OUF, le feu crépite lorsque le petit groupe se pointe. Débarquement sur la cale, passage au dessus du pont et nous voila à table, dégustant le pineau maison.
C’est sous un ban Bourguignon entonné (ndlr: on dit « beuglé » en Bourgogne…) par Émeline, que l’amiral apporte le gâteau manquant, un joli far aux pruneaux, préparé par sa femme. C’est ensemble que nous débarrassons en laissant repartir les chanceux vers de nouvelles aventures…

Un petit coup de téléphone à Ali pour lui demander de me préparer 1 litre de café pour l’arrivée, et me voila de nouveau au bord de la Boutonne, assis sur mon petit fauteuil, à siroter un café, à la lecture de « THE BEATLES EN BD ». J’ai ôté mon manteau, il fait beau et bon à BEL-EBAT..

La construction récente d’une cale de mise à l’eau permet aux copains de débarquer. Je recule le camion et nous voila en train de rincer les kayaks au club.

Petit message pour Yves : Comme dirai Jean : Dans 98 % des sorties proposés par Patrick, il fait beau. La preuve en est, il a plu le matin avant notre rdv au club et après notre départ.

Patrick

 » Tout d’abord nous aurions pu chanter lors de l’embarquement  » hou la gadoue la gadoue » : nous pataugions dans  la boue.
Nous savions que les kayaks auraient le droit à un bon nettoyage au retour.
Le parcours s’est décomposé en 2 étapes de 6 kms chacune. Top départ à 11H20, parcours sinueux une rivière large de 5 m avec un faux air de marais poitevin. La Boutonne était encore bien haute et le courant nous a rapidement emmené. Tout juste si on avait besoin de pagayer.
Nous étions 6, avec la parité hommes femmes, en tout cas sur l’eau.
Nous sommes partis en formation par 2, promenade bucolique très agréable avec de belles éclaircies. Les lunettes de soleil étaient de sortie. Seuls, pas de promeneurs le long du chemin de halage.
Nous avions par contre les oiseaux: tout d’abord les mouettes  comme accompagnatrices dans les champs alentours. Puis au détour d’un virage s’est envolé une escadrille de cigognes, une dizaine que nous avons retrouvé plus loin sur 2 arbres. Superbes!
J avais oublié de vous dire que notre reporter photographe atittré (notre logisticien secrétaire irlandais) avait confié son appareil photo à Emeline. Elle a pu vérifier que ce n’est pas rien de s’arrêter de pagayer, d’allumer l’appareil photo, de cadrer, d’appuyer sur le bouton, et ensuite d’éteindre, de reprendre  les pagaies (ndlr: se rattraper pour naviguer droit devant!) et nous rejoindre.
Coup de chapeau donc à Emeline.  (ndlr: Merci!)
Nous avions un barrage à franchir, et donc une cale pour le portage des kayaks. Un seul d’entre nous, plus téméraire, a utilisé le passage au niveau du barrage sans difficulté.
Pour les autres, il fallait observer le courant,  viser juste et pagayer pour arriver à bon port. Une fois les kayaks remis à l’eau, nous voilà de nouveau sur l’eau avec toujours le courant qui nous emmène tout droit vers le lieu du pique-nique, où attendait notre logisticien secrétaire irlandais, le 7ème élément indispensable de notre expédition.
Après une heure de navigation, en arrivant à Tonnay-Boutonne, nous apercevons une table avec sa nappe à rayures blanches et vertes, et la fumée d’un feu notre barbecue. Extraordinaire! Nous avons retrouvé sur la table les fameux produits crétois de Jean, et Patrick a testé le camembert sous les braises, un régal.  Il nous manquait juste un gâteau… Et bien que souffrant, nous vîmes arriver au moment du dessert notre Amiral! Il arriva pour le café et le raki, et nous apporta un far aux pruneaux fait par son épouse.
Après ce repas bien arrosé, et pendant lequel nous avons bien rigolé, il fallait bien repartir pour les 6 derniers kilomètres. Les effets du raki, telle la potion magique d’Obélix, a eu un effet impressionnant chez certains… je devrais dire chez certaines!
Pour cette seconde étape, nous aurions pu chanter « Aux Champs- Élysées « ! En effet,  nous avons eu 3 lignes droites interminables avec le vent de face un peu galère, et surtout pas très agréable. Mais toujours pas une goutte de pluie, et puis il fallait bien brûler toutes les calories prises lors du repas!
Après une heure nous sommes arrivés à notre point de destination où Patrick nous attendait en lisant une bd sur la vie des Beatles.
De retour au CNR gros nettoyage des kayaks pleins de gadoue et il s’est mis à pleuvoir au moment de se quitter. N’est ce pas formidable !!!!! »

Guylaine

 

 

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