Gatseau – Maumusson le 15 avril 2018

DANS L’ENFER DE GATSEAU

Il y avait 5 naïfs matinaux ce dimanche à 8h30, Corinne, Guylaine, Cécile, Pierre et Patrick, pour croire aux belles promesses de la météo : « temps chaud et ensoleillé, température ressentie 22°C ». « N’oubliez pas la crème solaire et les lunettes, avait dit Pierre. »

Départ sous le pont de la Seudre : on ne claquait pas des dents mais pas loin. Heureusement, la traversée jusqu’à Gatseau nous a réchauffés. Il était prévu d’arriver 2 heures avant la marée basse pour pouvoir profiter des vagues et surfer un peu. Hélas, une erreur de calcul incompréhensible de notre amiral nous fit arriver pile poil pour la marée basse.

Résultat : il a fallu se faufiler entre 2 bancs de sable pour trouver notre aire de pique-nique, près de l’arrêt du petit train de Saint Trojan, juste au moment où, une fois n’est pas coutume malgré la présence bienfaisante de Patrick, il se mit à pleuvoir à verse. Changement de programme : tant qu’à se faire tremper en mangeant, allons- y pour le surf.

Prudentes, Guylaine et Corinne préférèrent rester sur la plage (la pluie, ça mouille quand même moins que la mer), pendant que les 3 autres cherchaient la vague qui les ferait rêver :

  • Patrick cherchait très loin au large mais restait déçu ;
  • – Cécile cherchait sous l’eau avec son kayak, mais restait trempée ;
  • – Pierre, le plus futé des trois, cherchait sur le bord et se faisait des petits surfs sympas.

Après quelques sensations, les 3 surfers restaient sur leur faim et décidaient de réessayer après le pique- nique.

Comme d’habitude, Cécile râlait après Pierre : « Ah, tu m’avais promis de belles vagues et c’est à peine si j’ai réussi à dessaler ! » La suite montra à cette présomptueuse qu’il ne faut jamais provoquer l’amiral, sous peine de recevoir une bonne leçon.

Nous déjeunâmes tardivement, au moins la pluie avait fait place à un très timide soleil. L’amiral réussit même à attraper un coup de soleil lors de la traditionnelle sieste digestive pourtant vite expédiée : on attendait les vagues.

Nous fûmes comblés bien au-delà de nos espérances. Repartis tous les trois pour d’imaginaires surfs magnifiques, Pierre, Patrick et Cécile furent immédiatement roulés dans les vagues et sauvagement rejetés sur le rivage, réussissant péniblement à ne pas laisser échapper leur kayak. Pierre fut à nouveau victime d’une avarie : il a le safran fragile. Patrick lui se fracassa l’épaule en tombant tandis que Cécile atterrissait comme une loque sur la grève, à la grande stupéfaction des deux autres filles : mais qu’allaient-ils donc faire dans cette galère ?

Que croyez-vous donc qu’il advint ?

Patrick, définitivement rendu à la raison par son épaule douloureuse, décida de passer la zone de turbulences à pied avec Corinne et Guylaine, en traînant les kayaks dans l’eau depuis le rivage.

Pierre et Cécile, foncièrement fainéants et allergiques au remorquage, décidèrent de se forcer un passage dans la machine à laver. Ce fût grandiose : des vagues croisées gigantesques, effrayantes. Je me fendis d’un piteux « Pierre, j’ai les pétoches », auquel l’amiral répliqua en criant « ne te calcule pas, pagaye !». C’était juste la bonne parole : celle d’un chef ! Au bout de ce qui me parut être une demi-heure mais qui ne dura pas plus de 10 minutes, nous atteignîmes miraculeusement une zone plus calme, où le groupe opéra sa jonction.

Quelle aventure !
Cécile.

 

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